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La Mère Mékong

Les nouvelles aventures de Patricia, hic et nunc

. 5 Samedi matin, l'empereur, sa femme... et nous 3...

Publié le 20 Novembre 2022 par Patricia

 

 

5. Samedi matin, l'empereur, sa femme... et nous 3...

 

Hier, avant de quitter Hanoï, je me suis offert un massage vietnamien dans un centre où ce sont des personnes malvoyantes qui massent.

Juste parfait pour se remettre en forme après une journée de voiture et avant une nuit de train.

Je me rends compte aussi que j'aurais pu vous mettre une petite carte pour indiquer notre itinéraire. Ça viendra, mais si la curiosité vous pique, vous ne ferez qu'un clic sur votre moteur de recherche préféré pour nous localiser. En tout cas,  nous sommes maintenant au centre du Vietnam.

 

 

Jour 17, samedi 12 novembre

Hier soir, et cette nuit, nous avons expérimenté le TGV local (Train à Grandes Vibrations !). Nous avions réservé 3 couchettes dans un compartiment de 4. Pauv 'garçon qui est tombé sur nous ! Enfin, il ne s'est pas fait mal, il ne nous a pas aidé à monter nos sacs plus haut !

Il ne parlait ni anglais ni français.

Nous avons commencé notre voyage par un dîner pique-nique : du "banh mi " (pain de mie- sans mie) au poulet, un  yaourt et une mangue.

 

Après, ce fut le défilé dans le couloir, des marchands ambulants et hurlants.

Ensuite,  (je déteste les gamins  (ce furent les gamins) de la cabine voisine qui cognèrent contre la cloison ou se chamaillèrent en hurlant.

Puis ce fut une voix féminine suave mais criarde dans le haut-parleur qui annonça je n'ai pas compris quoi en vietnamien et en anglais. Vers 23 heures, notre room mate quitta le compartiment et fut remplacé par une jeune maman et son petit de 2 ans,  chargée comme 4. Heureusement, le petit a dormi toute la nuit.

Sinon, le train secoua bien et arriva bien, à 9 heures, sous un petit crachin,  qui ne dépaysa pas notre bretonne de collègue.

Nous avons négocié le prix de notre taxi, négocié pour qu'il mette le compteur.

 

Et ce que nous n'avions encore jamais vu, finalement, nous arriva : notre chauffeur heurta avec son véhicule une femme en mobylette, sans casque, qui arrivait sur sa droite, trop occupé qu'il était à éviter une voiture à droite et une autre à gauche.  Nous n'avons pas eu le temps de crier. Le choc, la dame à terre, qui ne bougeait pas, la sidération !

Les passants s'arrêtent. Le chauffeur sort du taxi. Nous n'osons pas bouger. Il déplace le corps de la femme sur le côté. Elle ne bouge toujours pas. Tout le monde téléphone. L' accidentée finit par s'asseoir ; du sang coule sur sa joue.  Nous voilà rassurées, elle est vivante. Nous sortons du véhicule, invitées par notre chauffeur dans tous ses états. Un taxi s'arrête devant nous. Il nous prend en charge et nous quittons l'avenue (pourtant très large) de tous les dangers !

Nous arrivons bien tôt à notre hôtel. La patronne est charmante, aux petits soins avec tous ses clients.  Nelly qui a travaillé ici en 1995 (vous pouvez compter) avec Ecoles Sans Frontières, veut replonger dans les souvenirs de sa jeunesse et retrouver les copains d'avant. Nous la laissons faire sa vie et partons, Pascale  et moi,  à la découverte de Hué, en commençant par une virée sur la rivière des parfums. L'eau est marron. Le ciel est chargé. L'air est moite. Nous débarquons au marché de Dong Ba.

C'est déjà l'heure de déjeuner et nous sommes curieuses ! Nous goûtons les spécialités de Hué, la soupe bun bo hué, les banh beo, banh nam, banh  ...     , mets confectionnés avec de la farine de riz gluant,  cuits à la vapeur, parfois dans une feuille de bananier, servis avec une sauce cacahuète ou une sauce poisson, avec différentes garnitures à l'intérieur et quelques brins de coriandre  et  feuilles de salade pour accompagner. Nous avons l'impression de jouer à la dînette, avec nos baguettes et les petites coupelles de présentation  ou de sauces. Je me régale avec ses différentes saveurs.

Pascale essaie d'utiliser le vocabulaire appris en cours à Paris, mais les tons sont compliqués et parfois nous restons incomprises. Nous achetons des fruits exotiques. Nous évitons les rats qui cavalent sous les étalages bondés et croulants de balais, de vêtements, de chapeaux (je ne résiste pas l'envie d'en acheter un), de fruits et légumes frais, de fruits secs, de pâte de poissons séchés, de viandes, de barrettes à cheveux, de gamelles, de chats asiatiques porte-bonheur qui secouent

 

le bras gauche sans s'arrêter... étalages multicolores et multisensoriels !

Nous nous dirigeons ensuite à pied, vers la citadelle d'Hué, vaste ville fortifiée, patrimoine mondial de l'humanité depuis 1993. Il est déjà 15 heures quand nous arrivons. Nous sommes passées entre les gouttes de plusieurs averses impressionnantes mais courtes.

Les tommettes rouges au sol sont glissantes. Le parc est vaste et les visiteurs éparpillés. C'est calme  (sauf lorsqu'une nuée de collégiens se rua vers nous  pour nous poser 2-3 questions en anglais et s'evapora aussi rapidement) sous une petite pluie fine. Nous nous abritons dans les différents pavillons  et théâtres, arpentant  les jardins et longeant les étangs ; la cité  resta le symbole de la grandeur et de la puissance royale, capitale des Nguyen jusqu'en 1945.

Retour à notre hôtel en taxi. Nous retrouvons Nelly. Nous dînons de plats traditionnels dans un petit resto du quartier, sans s'entendre, car il y a une fête de la bière dans la rue (c'est la Bia Larue qui regale) et un concert gratuit.

 

Jour 18, dimanche 13 novembre.

Petit déjeuner à la boulangerie française, café et croissants. Ça nous manque déjà ? C'est un lieu de formation (pâtisserie - boulangerie) pour les jeunes des quartiers défavorisés, et ça a l'air de bien fonctionner depuis plusieurs années.

Nous partons Pascale et moi vers le tombeau de Tu Duc, à 7,5 km de là,  en taxi. Nous en avons choisie une parmi les sept tombes des empereurs Nguyen, éparpillées dans la campagne au sud de Hué.

Les averses et éclaircies se succèdent et nous passons entre les gouttes une fois encore.

L'endroit est un havre de paix et de sérénité, tôt le matin.  Le dragon, animal symbolique de la dynastie Nguyen,  est présent partout. Quelques jeunes filles très jolies mais très pâles (le maquillage se veut ainsi,  critère de beauté diaphane), habillées traditionnellement, posent pour des photographes.

Même pas le temps de siroter un café glacé que nous trouvons un taxi pour rentrer. Nous retrouvons Nelly pour dejeuner ensemble. L'après-midi, nous prenons un bateau pour nous rendre sur la berge du fleuve, au nord ouest,

 

admirer la pagode Thien Mu, pagode dominée par la tour de la félicité. Il y a beaucoup de touristes vietnamiens et une fois de plus nous nous prêtons volontiers à une interview par des étudiantes, dont l'anglais est approximatif !

Le soir, nous sommes invitées à dîner par les médecins qui ont appris le français avec Nelly,  à la belle époque, (nous avons appris que ces formations n'ont plus lieu depuis bien longtemps). La coopération française a fait son temps. Ils sont 4 ce soir à regarder les photos de Nelly, à se remémorer le temps passé et à évoquer la vie au Vietnam. Et que veut dire le communisme au Vietnam aujourd'hui ? demande Nelly, n'y allant pas par quatre chemins.  Pour la réponse, vous la saurez en lisant la suite de nos aventures...

 

Jour 19, lundi 14 novembre.

Manucure, couturière ... ce matin, on prend le temps de se réveiller,  de traîner,  de se faire plaisir tranquillement, chacune selon ses envies.

L'après-midi, en compagnie du dr Anh, cardiologue, étudiant de Nelly autrefois, nous allons à la plage de Thuan An, à 15 km de la ville,  très fréquentée en saison,  réputée pour ses restaurants de fruits de mer. La plage est déserte , sans âme qui vive ; on se trempe les pieds, l'eau est chaude, la mer est un peu agitée et le sable fin crisse sous nos doigts de pied. Le bonheur ! 5 minutes.

Puis,  l'abbaye de Tien An à 5 km de la ville,  qui est une église chrétienne dans un parc de conifères.

Et retour en ville. On déguste des   Banh Cuon , spécialités de Hué à base de feuilles de riz, de bœuf grillé et de feuilles de menthe, à l'heure du thé.

 

Ah ! j'ai vu, j'ai vu....

La vue d'en haut du Vincom plaza, au 36ème étage, au bar du ciel Zénith.

Ah  ! J'ai entendu...

Boulon, garage,  chemise,  garde-manger,  gardebout,  porte-bagage, massage, fromage, bière,  beurre ... quelques mots vietnamiens issus du français, mais qu'on a parfois du mal à reconnaître car la consonne finale des mots n'est pas prononcée ( fromage s'entend froma). En raison de la prononciation du vietnamien.

Ah ! J'ai écouté aussi ....Hanoï, de La Grande Sophie.

 

Jour 20, mardi 15 novembre.

Départ à 8h30 pour Hoi An, en bus. C'est la propriétaire de l 'hôtel qui a tout organisé pour nous. Moi, je stressais un peu à l'idée de nous être fait avoir !

Mais non, aie confiance ...

Et nous voilà embarquées dans un bus couchettes. Le chauffeur est un jeune homme, qui a l'air d'être un homme d'affaires, car son téléphone n'arrête pas de sonner, et il y répond Gaston !

Nous prenons nos marques, arrivées à notre hôtel, et un, deux,  trois partez ! On ne s'arrête jamais, pour des retraitées en vacances !

Il y a la vieille ville qui nous attend !

Ville classée patrimoine de l' Unesco, elle a été très bien restaurée et est visitée par des hordes de touristes , coréens, vietnamiens, mais aussi par les autres comme nous.

C'est une manne financière visible, et les boutiques pour touristes, plus brillantes les unes que les autres se succèdent dans les rues piétonnes et sur les quais de la rivière. Tout se monnaye, les photos aussi, les visites des maisons traditionnelles (et leurs articles d'artisanat), s'en est fatigant.

Je propose à Pascale de goûter le durian. C'est un fruit très odorant (euphémisme !) à consistance molle et très lourd à digérer, mais j'adore. Nous mangeons un seul quartier, sur place, avec un gant en plastique, pour ne pas imprégner nos doigts de l'odeur. J'imagine votre grimace pour ceux qui connaissent.

 

Le must have seen ici, c'est le pont japonais, que nous allons admirer comme il se doit.

Dîner au marché de nuit avec une crêpe salée locale, avant de rentrer faire un plongeon dans l'eau de la piscine, rafraîchissante.

 

Jour 21, mercredi 16 novembre

Lever à 4h45 pour un départ à 5 heures avec un chauffeur privé. Nous souhaitons être les premières (avant les groupes de touristes) au lever du soleil pour visiter My Son. Non ! Pas mon fils, resté à Paris, mais un lieu, patrimoine de l 'Unesco, à 45 km de Hoi An, capitale religieuse du royaume indianisé de Champa entre le 4e et le 13e siècle.

Une vingtaine de temples, dédiés aux divinités hindoues, tels que Shiva, 

 

Krishna et Vishnou, est encore un peu préservée. Ils ont été mis à jour par des archéologues français à la fin des années 1890. Certains temples ont été rasés par les américains lors de la guerre du Vietnam. Il reste beaucoup de  décombres, qui insufflent aux lieux une atmosphère particulière digne des aventurières de l'Arche perdue.

Nous profitons de la tranquillité du site, du chant des oiseaux pour admirer les quelques bas-reliefs restants se détachants sur les tours chams de briques rouges. Quelques fougères vertes se glissent maintenant entre  les pierres des temples. Il n'y a pas de lever de soleil ce matin, dans cette forêt luxuriante,  mais nous profitons cependant. Quelques gouttes de pluies fines, intermittentes, ponctuent notre promenade ; l'air est quand même moite. Pas chaud, pour moi. Les filles se moquent parce que j'ai souvent froid ! Ah ! Ah ! Je me protège des contrastes !

Nelly a pris froid d'ailleurs ! Et cher, chez le docteur qui a fait ses études en France et qui consulte dans sa clinique privée.

Nous continuerons notre visite de la vieille ville l'après-midi, pendant qu'elle se repose.

Vieille ville aux tons ocre et aux colonnes de bois très foncé, aux demeures traditionnelles pas toutes bien conservées, défigurées souvent par des boutiques de tailleur ou de souvenirs au rez-de-chaussée. C'est dommage, je trouve.

Mais nous avons quand même cédé à la tentation de ces boutiques : nous nous sommes fait confectionner des chaussures sur mesure, un kimono,  des chemisiers, en moins de 24 heures parfois  (Je dois dire que ma première paire de chaussures originaire  du Cambodge a vécu plus de 20 ans !).

Retour à notre hôtel en soirée, après un dîner dans un boui boui local. Et re-plongeon dans la piscine.

Une heure plus tard, il tombait des seaux d'eau ! Les gouttes tambourinant sur la tôle du toit et sur le carrelage de la cour ont fait un raffut toute la nuit et notre sommeil en fut très agité. Même le coq en a été perturbé.

 

Jour 22, jeudi 17 novembre.

Nous avons commandé un taxi à 8h pour nous rendre à l'aéroport de Danang. Vol de Vietnam Airlines à destination de Can Tho. 1h25 de vol. 28 degrés à l'arrivée. 1113 km à parcourir. Vu d'avion, le sol paraît gorgé d'eau.

J'ai un bilan carbone désastreux ! Mais le vol coûtait aussi bon marché que le train ! 

Nous traversons la banlieue aéroportuaire à 6 km de la ville, en taxi. Ce sont des grandes avenues, sans beaucoup de voitures. Le terre-plein central est propre,  bien fleuri. Les sacs plastiques sont sur les bas-côtés.

  Les maisons ne sont pas élevées, des compartiments à un ou plusieurs étages, ou des maisons-garages, avec toujours une grille pour fermer.

Nous arrivons à notre hôtel. Il fait lourd. Monter nos gros sacs à dos à l'étage est une épreuve ( j'ai un sac en plus depuis Hanoï). La chambre que nous avons réservée n'a pas de fenêtre mais la clim. Nous sommes très désappointées. Le manager ne met pas longtemps à réagir. Il nous surclasse pour nous offrir une suite parentale. Deux, dans lesquelles la grande baie vitrée ne s'ouvre pas mieux.

On reste quand même, c'est pour une nuit. En général, avec l'accord de mes acolytes, je cherche des hôtels par internet,  quelques jours à l'avance, en suivant les recommandations et nos critères de prix, bon marché. Ça fonctionne bien.

Nous organisons la suite du voyage, tout en découvrant la ville, son musée fermé, son temple chinois, sa pagode khmère et un temple de plusieurs étages dédié à Bouddha. Il y a peu d'immeubles hauts ici, mais pas mal de constructions. Il y a une "promenade" Ho Chi Minh, en bordure du fleuve, et les vietnamiens boivent des coups, attablés à de mini-tables, assis sur des mini-chaînes. Ils sont cools !

Nous nous faisons aider par une femme franco- vietnamienne qui réserve un bus pour nous.  Les gens sont très aidants en général, bienveillants, nous saluant généralement. Can Tho est une ville où se côtoient des Vietnamiens, des Cambodgiens et des chams. Nous pouvons déjà entrapercevoir les différents types de visages de ces groupes ethniques.

Nous dînons dans un resto où le menu est en vietnamien : des cuisses de grenouilles et une salade d'anguilles. Nous nous régalons.

 

Jour 23, vendredi 18 novembre

Lever 4h30, comme les poules. Après les coqs. Un  guide anglophone nous attend à 5 heures pour une excursion sur le fleuve Can Tho, à la découverte des marchés flottants et de la vie sur les canaux.

Il y a plusieurs barques à moteur sur le fleuve, plus rapides que la nôtre, et surtout avec un auvent qui protège du soleil. J'ai le sentiment que nous nous sommes fait avoir ! Vers 6 heures, nous sommes en plein marché flottant, de gros (Cai Rang), de fruits et légumes. Il y a autant de touristes en gilets orange (de sauvetage) que de marchands. On se fait payer notre café du matin.  , le sandwich à l'omelette du petit déjeuner. Tout est prévu. Ça nous paraît surfait, ou du moins presque en voie de disparition, un peu désuet. Il y a pourtant des bateaux emplis d'ananas, de tarot, de noix de, ...  Des familles entières vivent sur ces bateaux, se lavent avec l'eau du fleuve, arrosent leurs plantes, lavent leurs légumes.

Le fleuve est envahi de feuilles qui poussent dans l'eau, mais aussi de déchets de tout genre.

Notre tour de 6 heures passe par une fabrique traditionnelle de pâtes de riz, dans un village au bord d'un petit canal, branche du fleuve. Nous visitons aussi une plantation de fruits du dragon, une nurserie de pousses de plantes diverses, et le marché terrestre pour finir, toujours aussi exotique pour nous. Il fait chaud, 32 degrés, j'ai chaud et je suis écarlate, pour une fois !

 

Juste le temps de prendre une douche,  de manger quelque chose et nous voilà prêtes à repartir pour la suite.

Futa bus line, de Can Tho à Rach Gia.  Départ 14h.

Casque intégral et masque inégal de ma voisine. Elle finira par tout enlever au fur et à mesure du voyage.  Beaucoup de personnes portent encore le masque anti- covid 19 ici. Et de plus en plus de personnes, en moto, portent un casque aussi, même si elles conduisent en claquettes.

Bus de luxe. Il faut se déchausser. Fauteuils inclinables climatisation à fond. Heureusement, on n'a pas la musique à fond dans les oreilles. Il y a juste un gugusse qui regarde une vidéo bruyante sur son téléphone, quelqu'un qui téléphone et parle très fort, mais tout ça n'a rien d'original. Nous tombons toutes les trois dans un sommeil postprandial.

Il pleut des cordes cette après-midi. Nous sommes passées à travers jusqu'à maintenant. Nous allons à 120 km de Can Tho,  mais il faut environ 3 heures. Nous traversons de nombreux villages aux bords des routes, des canaux. Des rizières détrempées. Il y a trois récoltes par an ici.

17h20. Ragh Gia. Mes deux vietnamophones de copines se démènent pour trouver une correspondance : un bus ou un taxi ?

Nous opterons finalement pour un bus qui part à 19 heures, après avoir ingurgité non sans plaisir une soupe de riz végétarienne bien mijotée et relevée comme il faut. Après presque deux heures trente, sous la pluie et sur une route (84 km) truffée de nids de poule, secouées et brinquebalées dans tous les sens, nous arrivons enfin à notre hôtel, à Ha Tien, ville frontière avec le Cambodge et la plus au sud.  Il est déjà 22 heures.

 

A suivre... Chapitre 6. On dirait le sud..

 

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G
Heureuse comme Patricia qui fait un beau voyage et heureux comme ses lecteurs qui en profitent. Merci !
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S
Et bien...mille mercis pour le rêve qui nous transporte lorsque je lis ton blog! Un peu la sensationde voyager...on s'y croirait.<br /> Profitez à fond encore et encore...parce que l'automne dans la grisaille parisienne...c'est moins "fou-fou"....<br /> Merci pour tout ce temps passé à écrire et à décrire ce merveilleux pays .<br /> Bise,à bientôt...pour la suite.
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C
Waouh ! j'en ai le souffle coupé de toutes ces pérégrinations ... Le récit nous fait haleter à la vitesse de vos visites et déplacements. Quelle énergie ! Quelle soif de vivre ! C'est super ! Et on attend maintenant de voir (de lire) le sud. Dernière étape de votre périple ? Des bises
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